Bonne année!!!

L’équipe de l’Alliance des travailleurs agricoles aimerait vous souhaiter une nouvelle année heureuse et prospère.
Nous espérons que celle-ci sera une année de victoires et de succès pour vos organisations et dans votre vie personnelle.
Nous vous remercions de votre appui continu et de votre encouragement au cours de l’année dernière.
La lutte continue
L’année 2008 fut une année remplie de défis et nous avons vu notre programme avancer de façons que nous n’aurions jamais crues possible.
D’abord, il y a eu la création de la nouvelle Alliance des travailleurs agricoles. Pour la première fois, les travailleurs agricoles à travers le Canada ont pu se joindre à une association nationale qui est la leur. En quelques mois seulement, nos centres partout au pays ont reçu des milliers de demandes d’adhésion à l’association.
Tout au long de la saison, nous avons affronté de nombreuses difficultés — non seulement en ce qui concerne les travailleurs agricoles dans le cadre du Programme des travailleurs agricoles saisonniers, mais aussi les travailleurs agricoles dans le cadre du Programme des travailleurs étrangers temporaires. Quoi qu’il en soit, en mi-novembre nous fêtions une victoire phénoménale contre la Loi sur la protection des employés agricoles (LPEA). Le 17 novembre, la Cour d’appel de l’Ontario a tranché en faveur de la contestation présentée par les TUAC Canada au nom de trois anciens employés de Rol-Land Farms. La Cour a de plus jugé que la LPEA et l’exclusion des travailleurs agricoles de la Loi sur les relations de travail vont à l’encontre de la Constitution.
Malheureusement, notre célébration fut vite interrompue en début décembre par la nouvelle que ce même employeur avait congédié plus de 70 travailleurs étrangers de nationalité jamaïcaine et mexicaine. Sept travailleurs mexicains ont eu le courage de se révéler et de dénoncer leur maltraitance et parler de leur situation. Regrettablement, Rol-Land Farms ne s’est pas arrêtée là; durant la période des Fêtes, elle a congédié 50 travailleurs guatémaltèques et un autre 50 travailleurs vers la fin de l’année.
Au moment où nous entamons une nouvelle année, il est évident que notre lutte se poursuivra. Cependant, nous faisons face à 2009 avec un nouvel optimisme et avec la tête haute en attendant que le jour où les travailleurs agricoles étrangers et originaires du pays ont une nouvelle loi pour les protéger et leur permettre de se syndiquer et négocier collectivement devienne une réalité.
¡Sí se puede! (Oui nous le pouvons!