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Une campagne auprès du public dénonce un programme des travailleurs migrants tenu par l’OIM au Canada
Les Travailleurs et Travailleuses unis de l’alimentation et du commerce (TUAC Canada), soit la plus grande organisation syndicale présente dans le secteur privé au Canada, viennent de lancer (en collaboration avec l’Alliance des travailleurs agricoles) une grande campagne visant à dénoncer les traitements que subissent systématiquement les travailleurs agricoles du Guatemala qui viennent au pays dans le cadre du Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTÉT) ainsi que la violation constante de leurs droits. En effet, la campagne dénonce le recours à de nombreuses pratiques illégales et remet en cause les clauses énoncées dans un contrat qu’une association d’employeurs du nom de FERME et l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) imposent aux travailleurs migrants du Guatemala. (L’Organisation internationale pour les migrations est une agence intergouvernementale qui a pour mandat de « promouvoir la migration dans le respect de l’humanité et l’ordre pour le bien de toute la société ».) C’est pour donner voix au chapitre aux travailleurs du Guatemala, qui sont de plus en plus nombreux à contribuer à rendre viable l’agriculture canadienne, mais que l’on maltraite fortement alors qu’ils travaillent pourtant très fort, que les TUAC Canada et l’ATA ont mis sur pied la campagne Mettre fin à l’oppression et à l’injustice pour les migrants. Pour obtenir de plus amples renseignements là-dessus, on se rendra à l’adresse http://www.tuac.ca. Il y a environ 4 000 hommes et femmes du Guatemala qui viennent travailler en milieu agricole au Canada chaque année. C’est dans le cadre du Projet pilote relatif aux professions exigeant un niveau réduit de formation qu’ils entrent au pays. Or, ce programme fait l’objet de critiques venant d’un peu partout depuis qu’on en a annoncé la création il y a plus de sept ans en raison de la protection limitée qu’elle assure aux travailleurs migrants qui viennent travailler en suivant le Programme des travailleurs agricoles saisonniers (PTAS). C’est l’OIM qui recrute les travailleurs au Guatemala et ces derniers doivent accepter un certain nombre de conditions inhumaines avant d’arriver en territoire canadien. Bien que la gestion du projet pilote soit la responsabilité du ministère fédéral des Ressources humaines et du Développement des compétences (RHDCC), le contrat qu’on force les travailleurs migrants à signer lui interdit de se mêler des clauses portant sur les tâches assignées. Dès que le travailleur y a apposé sa signature, on le fait entrer au Canada pour le laisser à la merci de son employeur. Dans toutes les régions à l’échelle nationale, en sa qualité de plus grand syndicat du secteur privé au pays et en collaboration avec l’Alliance des travailleurs agricoles, les TUAC Canada gèrent dix centres de soutien pour travailleurs agricoles.
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